Jacques Berger, 95 ans, ancien DRH du groupe de BTP Lafarge aide les écoliers de Rueil, du public comme du privé, à faire leurs devoirs. Il anime aussi les parties de bridge de sa maison de retraite, la résidence de la fondation Cognacq-Jay, à Rueil-Malmaison. « Il y a des services qui ne sont pas rentables et qui ne peuvent être assurés que par des bénévoles », affirme t-il. Pour continuer à animer le club de bridge, notamment le dimanche, Jacques Berger a « besoin d’une légitimation par rapport au personnel, mais aussi aux résidents » et il souhaiterait obtenir un BPJEPS dans l’animation socio-culturelle. Si la DRJSCS a rejeté une première fois sa demande, le nonagénaire ne s’est pas découragé et a fait appel à un ami avocat pour plaider sa cause, soutenu par le directeur de la maison de retraite.

La persévérance n’a pas d’âge !

http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/rueil-malmaison-a-95-ans-jacques-reclame-un-diplome-07-06-2018-7758990.php

Aujourd’hui s’engager dans une action de Validation des Acquis de l’Expérience relève à 80% d’une initiative individuelle.

Les entreprise s’emparent peu du dispositif VAE, principalement par crainte de devoir revaloriser le salaire de leurs salariés ayant accédé à un diplôme supérieur.

Pourtant, la VAE devrait être pensée au travers d’autres objectifs :

-levier de motivation et de revalorisation (l’augmentation de salaire peut-être négociée dans un second temps)

-outil de la GPEC (gestion prévisionnelle des emplois et des compétences)

-facteur favorisant la mobilité au sein des entreprises

Le bilan professionnel a lieu tous les 6 ans et prend la forme d’un bilan approfondi récapitulatif du parcours professionnel du salarié. Cet état des lieux permet de vérifier que le salarié a effectivement bénéficié des entretiens professionnels prévus au cours des 6 dernières années.

Les objectifs, s’assurer qu’au cours de ces 6 dernières années, le salarié a bénéficié d’au moins 2 des 3 actions suivantes :

*avoir suivi au moins une action de formation ;

*avoir acquis un des éléments de certification professionnelle (diplôme, titre professionnel, etc.) par la formation ou par une validation des acquis de l’expérience (VAE) ;

*avoir progressé sur le plan salarial (augmentation individuelle, changement de coefficient, etc.) ou professionnel (en termes de fonctions, missions, responsabilités, etc.).

Si l’entreprise a au moins 50 salariés et que le salarié n’a pas bénéficié au cours des 6 dernières années des entretiens professionnels prévus et d’au moins 2 des 3 actions susmentionnées (action de formation, , progression), l’employeur doit abonder son compte personnel de formation (CPF).

Dans les années à venir les entreprises pourraient également utiliser plus largement les dispositifs de VAE (validation des acquis de l’expérience). Les OPCA (organisme paritaire collecteur agréé) achètent d’ailleurs déjà à l’université des dispositifs collectifs de VAE pour valider des compétences au sein de plusieurs entreprises.

Comment l’Université de Strasbourg s’est imposée dans la formation continue

Dans le cadre des changements annoncés sur la réforme professionnelle, une évolution notable concerne la VAE. En effet, si l’éducation nationale (et autres certificateurs) avaient jusque là la main mise sur la rédaction des référentiels de certification, désormais ces derniers seront rédigés de concert avec les branches professionnelles.

http://www.actualite-de-la-formation.fr/une-du-sommaire/une-de-2018/le-gouvernement-fixe-la-nouvelle-architecture-de-l-apprentissage-autour-de-20.html?