Les universités sont loin d’être « à feu et à sang ». Pour l’instant, une minorité d’établissements sont perturbés par ce mouvement. Ils étaient une dizaine la semaine dernière, et une quinzaine en cette fin de semaine. Quatre universités sont entièrement bloquées : Jean-Jaurès à Toulouse, Paul-Valéry à Montpellier, Rennes-II et Paris-VIII (Vincennes-Saint-Denis). Ailleurs, seuls des sites ou des bâtiments sont bloqués, à l’instar du campus de Tolbiac à Paris-I, de certains bâtiments de l’université de Nanterre ou encore de Grenoble.

Au centre de ce qui cristallise le mécontentement, la loi Orientation et réussite des étudiants qui entend instaurer des « prérequis » d’accès aux filières de  l’enseignement supérieur, autrement dit les compétences nécessaires pour y entrer.

Par ailleurs, la réforme de l’accès à l’université doit s’accompagner d’une remise à plat du cycle de licence (des discussions vont prochainement démarrer à ce sujet). Il s’agit, entre autres, de permettre aux étudiants de poursuivre à leur rythme ce cursus. Certains craignent que cette remise en question de la licence en trois ans ne permette plus des compensations de leurs notes entre les semestres.

Pour l’instant les lycéens, premiers concernés se sont très peu mobilisés et semblent pour l’instant  jouer le jeu de Parcoursup, nouvelle plateforme censée éviter l’utilisation du tirage au sort, par un examen des dossiers des candidats.
http://www.lemonde.fr/campus/article/2018/04/13/universites-pour-l-instant-une-minorite-d-etablissements-sont-perturbes-par-le-mouvement_5285265_4401467.html

 

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