La sélection à l’entrée à l’université est un vieux serpent de mer en France et un sujet récurrent de débat dans de nombreux pays de l’OCDE. Le sujet revient en force en France avec la mise en place de PARCOURSUP. 

Avec 89 % de candidats acceptés, la France est bien moins sélective que la Finlande ou que la Suède par exemple. Ces deux pays trustent la dernière position du classement avec seulement 31 % de candidats acceptés. 
En Finlande, du fait du nombre limité de places, l’entrée à l’université est très sélective et prend en général la forme d’un concours, aussi bien dans les universités publiques que privées. En France, la conception est différente. L’entrée à l’université est un droit et chaque jeune doit pouvoir s’inscrire dans des études supérieures.

La question préparée avec Corinne HECKMANN (analyste à l’OCDE) porte sur la sélection à l’entrée de l’enseignement supérieur. « Parmi tous les candidats qui souhaitent entrer dans l’enseignement supérieur, le pourcentage de candidatures refusées est-il plus élevé en Finlande ou en France ? », qu’en est-il de l’accès au supérieur pour les autres pays ? 

Pour revenir à notre question initiale, l’enseignement supérieur est bien plus sélectif en Suède et en Finlande qu’en France, même s’il convient de souligner que les mondes de l’éducation et du travail sont moins cloisonnés dans ces deux pays qu’en France. 
Même si PARCOURSUP est encore perfectible, il faut également reconnaitre que la plateforme peut avoir un effet positif sur les taux de réussite des élèves. L’accompagnement proposé aux étudiants les plus fragiles (ceux qui ont reçu la réponse « oui si » de la fac) est en ce sens une excellente mesure, même si elle est peu commentée. De la même façon, éviter que les bacheliers professionnels soient orientés par défaut vers l’université est un autre aspect positif de PARCOURUP. Il faut une orientation voulue (et non subie) et il convient de rappeler que 3 bacheliers des filières professionnelles sur 4 qui entrent dans une licence universitaire sont en échec scolaire dès la première année. Aujourd’hui, avec PARCOURSUP, ils sont moins nombreux à l’université (le taux est passé de 24,7 % en 2017 à 15,7 % en 2018) et, à l’inverse plus nombreux en BTS (76,2 % en 2018 contre 70,5 % en 2017), ce qui est une bonne chose. 

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