Alors que le gouvernement a défendu sa réforme de l’accès à l’université par la volonté d’endiguer les « 60 % d’échec » en licence, une étude parue dans la revue Economie et statistique de l’INSEE montre que cette réussite dépend en partie du niveau acquis à la fin de l’école primaire.

Le devenir de 18 000 élèves entrés en classe de 6e en 1995 dont 8 000 ont débuté des études supérieures est analysé.

On sait que les bacheliers généraux obtiennent majoritairement la licence, contrairement aux bacheliers professionnels ou technologiques. Mais la réussite en licence diffère aussi au sein des bacheliers généraux, selon leurs parcours au collège et au lycée, et leur mention, etc. Le fait d’avoir redoublé au collège ou au lycée a clairement un impact. De fil en aiguille, on remonte jusqu’aux évaluations des élèves à l’entrée en 6een mathématiques et français. Et là, on s’aperçoit que les étudiants dont les résultats étaient faibles en fin de primaire sont certes peu nombreux à être parvenus jusqu’à l’université, mais quand c’est le cas, ils ont beaucoup moins souvent obtenu la licence. Autrement dit : les étudiants qui échouent à décrocher une licence sont beaucoup plus souvent des élèves aux acquis scolaires les plus fragiles… qui se trouvent rarement appartenir aux classes moyennes et supérieures ».

Lire en totalité l’article : https://www.lemonde.fr/campus/article/2018/06/21/reussite-en-licence-le-passe-scolaire-joue-plus-que-l-origine-sociale_5319187_4401467.html

 

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