Il n’y a pas que la France qui connaît des difficultés pour recruter dans l’enseignement.

En Allemagne, 30000 enseignants sans  diplôme d’enseignement classique ont été recrutés en 2018. Outre-Rhin, les professeurs du primaire et du secondaire doivent normalement passer deux examens d’État et réaliser un stage d’au moins un an et demi. La plupart de ces professeurs atypiques bénéficient toutefois d’une semaine de préparation avant d’être jetés dans le bain, souvent seuls, devant les élèves. En parallèle, ils suivent des cours de pédagogie.

10000 postes restent toutefois vacants faute de postulants, particulièrement en allemand, sciences naturelles et langues étrangères.

Pour combler les plannings et éviter d’augmenter le nombre d’élèves par classe, les autorités berlinoises multiplient les initiatives: appel à des enseignants à la retraite, passage facilité d’un mi-temps à un temps plein, et – nouveauté de cet été – embauche d’étudiants en cours d’obtention de leur diplôme d’enseignant. Ils peuvent enseigner jusqu’à 14 heures par semaine, soit moins d’un mi-temps en Allemagne pour 1 500 €.

En cause, une démographie vieillissante et le départ chaque année de 20000 professeurs, un boom de la natalité et l’arrivée d’un million et demi de migrants depuis 2015.

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