Ce plan social d’envergure est une dernière tentative pour sauver L’Afpa, premier organisme public de formation des chômeurs et des salariés, créé en 1949. Ce plan attendu depuis plusieurs mois prévoit la fermeture de 38 sites sur 206 ainsi que la suppression nette de 938 postes sur 6773 d’ici 2020.

«C’est un plan de transformation pour donner un avenir à l’Afpa car la situation est intenable aujourd’hui« , a indiqué la directrice générale de l’organisme, Pascale d’Artois.

L’Afpa n’a pas réussi à s’adapter à l’ouverture du marché de la formation à la concurrence et à la décentralisation de la commande publique de formation des chômeurs au niveau des régions dans les années 2000. Renfloué à plusieurs reprises par l’État pour éviter de tomber en cessation de paiement, l’organisme a cumulé 723 millions d’euros de pertes entre 2012 et 2016. Avec ce plan, la direction vise à l’équilibre d’exploitation en deux ans (2019 et 2020).

Si la direction prévoit la suppression de 1.541 postes en CDI incluant 600 départs à la retraite, 603 nouveaux postes seront créés pour mieux répondre aux enjeux.

Afin de rendre l’organisme plus compétitif, la direction veut aussi renforcer son action auprès des personnes les plus éloignées de l’emploi en jouant davantage sur l’accompagnement et en adaptant davantage son offre de formation aux commandes des régions et aux besoins des entreprises.

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