Après de nombreux débats, un projet d’accord sur la formation professionnelle semble avoir été trouvé.

Parmi les mesures à retenir, nous citerons :

-le CPF porté à 35H de crédit annuel au lieu de 24H dans la limite de 400H contre 150H jusqu’à présent.

-les publics non diplômés verront leur CPF crédité de 55H dans la limite de 550H.

-les formations ne seront plus pré-selectionnées sous-forme de listes éligibles par les partenaires sociaux

-le CIF qui finançait les formations longues disparaît mais un autre dispositif similaire permettra aux salariés, ayant au moins 2 ans d’ancienneté de mobiliser leur CPF en vue d’un projet de reconversion dans le cadre d’un projet spécifique accordé par l’employeur.

-la contribution financière reste la même : 1,23 % pour les entreprises de 1 à 10 salariés et à 1,68 % pour les entreprises de 11 salariés et plus

Depuis le 1er janvier, les travailleurs indépendants, les chefs d’entreprise non salariés et les professions libérales, bénéficient comme les salariés d’un crédit annuel de 24 heures de formation avec un plafonnement à 150 heures.

Les OPCA (FIF-PL ou le FAFcea) en fonction d’une liste de formations éligibles peuvent prendre en charge le financement de prestations qui pour certaines sont plafonnées, par exemple le FIF-PL propose un forfait de 1500€ pour un bilan de compétences.

Une enquête réalisée auprès de 5000 entreprises a révélé 2 axes forts en termes d’attente :

  • une simplification du système de formation professionnelle qui passe par l’identification d’un public prioritaire et des objectifs clairs
  • la désignation de la branche (et les OPCA) comme principal pilote pour porter la formation professionnelle et l’alternance. Les régions semblent des interlocuteurs peu crédibles concernant la bonne visibilité sur les débouchés des formations