Les universités sont loin d’être « à feu et à sang ». Pour l’instant, une minorité d’établissements sont perturbés par ce mouvement. Ils étaient une dizaine la semaine dernière, et une quinzaine en cette fin de semaine. Quatre universités sont entièrement bloquées : Jean-Jaurès à Toulouse, Paul-Valéry à Montpellier, Rennes-II et Paris-VIII (Vincennes-Saint-Denis). Ailleurs, seuls des sites ou des bâtiments sont bloqués, à l’instar du campus de Tolbiac à Paris-I, de certains bâtiments de l’université de Nanterre ou encore de Grenoble.

Au centre de ce qui cristallise le mécontentement, la loi Orientation et réussite des étudiants qui entend instaurer des « prérequis » d’accès aux filières de  l’enseignement supérieur, autrement dit les compétences nécessaires pour y entrer.

Par ailleurs, la réforme de l’accès à l’université doit s’accompagner d’une remise à plat du cycle de licence (des discussions vont prochainement démarrer à ce sujet). Il s’agit, entre autres, de permettre aux étudiants de poursuivre à leur rythme ce cursus. Certains craignent que cette remise en question de la licence en trois ans ne permette plus des compensations de leurs notes entre les semestres.

Pour l’instant les lycéens, premiers concernés se sont très peu mobilisés et semblent pour l’instant  jouer le jeu de Parcoursup, nouvelle plateforme censée éviter l’utilisation du tirage au sort, par un examen des dossiers des candidats.
http://www.lemonde.fr/campus/article/2018/04/13/universites-pour-l-instant-une-minorite-d-etablissements-sont-perturbes-par-le-mouvement_5285265_4401467.html

 

C’est la teneur du courriel adressé aux étudiants, mardi 6 mars, par Yves Condemine, vice-président chargé de la stratégie numérique. En effet, parmi les 30 000 étudiants de l’établissement figurent plusieurs milliers de boulimiques de bande passante : depuis janvier, jusqu’à 6 000 appareils sont connectés certains jours, quatre fois plus qu’en 2017 et le réseau n’est pas dimensionné pour une telle gloutonnerie numérique.

Afin de sensibiliser les étudiants à une plus juste consommation du réseau de l’université, le vice-président (qui est également ingénieur en télécommunications) publie une infographie des applications très gourmandes et/ou très utilisées sur une journée du mois de février. Où s’abreuvent les étudiants lyonnais avec leurs smartphones et ordinateur portable ? « Tres marginalement dans les ressources universitaires », constate M. Condemine.

La plate-forme pédagogique en dernière position

Sur la quinzaine d’applications qui consomment le plus, Moddle, plate-forme pédagogique où les étudiants peuvent retrouver les modules de leurs cours, arrive en dernière position. Six applications ou plates-formes absorbent à elles seules plus de 7 % de la bande passante de l’université. Facebook est sans conteste la plus goulu et capte 34 % du réseau disponible. Microsoft Update 11 %, Netflix 10 %, YouTube 8 %, Snapchat 8 % et instagram 7 %.

http://www.lemonde.fr/campus/article/2018/03/09/quand-les-reseaux-sociaux-accaparent-la-bande-passante-de-l-universite-lyon-iii_5268466_4401467.html

La nouveauté de Parcoursup qui a remplacé APB est l’obligation de rédiger une lettre de motivation pour chaque demande, de 1500 signes maximum. Selon Ferroudja Kaci, conseillère au centre d’information et de documentation jeunesse (CIDJ), il est important de personnaliser sa lettre pour chaque demande (le copier coller est donc à proscrire absolument.

« Il est important de raconter ses particularités ou options qui vont servir au candidat pour atteindre son objectif professionnel »
Après avoir rédigé une introduction avec une phrase d’accroche personnalisée ; du type « je candidate à telle formation parce que… », il faut décrire rapidement son parcours d’études antérieur, et, éventuellement, ses expériences professionnelles ou stages, « en expliquant en quoi ils ont permis d’acquérir des compétences, des questionnements, qui seront utiles dans la formation que l’on vise », explique la conseillère.
« Si l’élève a réalisé un stage de troisième dans un cabinet d’avocats et qu’il souhaite tenter d’entrer dans un parcours d’affaires juridiques, il est important de le souligner, conseille de son côté Cécile Charasse, directrice de l’IUT d’Allier et vice-présidente de l’Association des directeurs d’IUT. Il doit également signaler ses points forts — et parfois reconnaître ses faiblesses ! — qui lui permettent de justifier qu’il a le potentiel pour atteindre son objectif final. » On peut aussi préciser si l’on est membre d’une association, ou si on a été délégué de classe, « pour illustrer le fait qu’on est responsable par exemple », conseille-t-elle.
Il est ensuite possible d’aborder son projet professionnel et d’expliquer en quoi la formation va permettre de s’y préparer et d’y accéder. « Si le projet professionnel est encore flou, préciser le ou les domaines d’activité qui intéressent et montrer en quoi la formation souhaitée permettra de se  diriger vers ce ou ces domaines, et de définir son projet ultérieurement », conseille la fiche d’information Parcoursup sur le projet de formation motivé. Les jurys vont essayer de voir « si le candidat sait bien où il met les pieds, s’il s’est renseigné sur la formation et sur ses débouchées », explique Mme Kaci.
Pour les filières sélectives, cette lettre de motivation est « déterminante », affirme-t-elle. « C’est l’élément-clé de la sélection en IUT : la motivation et l’engagement sont fondamentaux », confirme Mme Charasse. Pour ceux qui postulent une licence à l’université, le projet de formation motivé pourra être utilisé par les jurys pour départager les candidats dans les cas où ils seraient plus nombreux que les places disponibles. Le candidat ne pouvant savoir si ce sera le cas pour la licence qu’il convoite, autant peaufiner la rédaction de ce court texte, qui demeure possible jusqu’au 31 mars (date limite pour la finalisation des dossiers et la confirmation des vœux).

http://www.lemonde.fr/campus/article/2018/03/08/parcoursup-2018-comment-rediger-la-lettre-de-motivation-projet-de-formation-motive_5267780_4401467.html

 

 

3 mois pour aboutir, c’est le défi lancé par F. Vidal, la ministre de l’enseignement supérieur pour réformer la licence dont le taux d’échec reste très élevé.

Parmi les questions posées, celle de la conservation du système de compensation des notes, le maintien des sessions de rattrapage destinées aux étudiants ayant échoué aux partiels, les semestres.

Le dossier est sensible et nul doute qu’il faudra beaucoup d’habilité pour le mener à bien.

 

Cette épreuve d’invention a la réputation d’être le sujet de repli des élèves dits moyens car en apparence, ce sujet requiert moins de maîtrise  de la méthodologie que les deux autres sujets.

Même s’il n’existe pas de statistiques, le bilan semble mitigé et le ministre de l’éducation nationale, J.M. Blanquer pourrait décider de le faire disparaître au profit de deux sujets de dissertation, en plus d’un commentaire composé.

(FILES) In this file photo taken on June 16, 2011 shows pupils taking part in the written test in philosophy as part of the Baccalaureat (France’s high school diploma) at the Lycee Camille See in Paris. French Education Minister will present the new Baccalaureat scheduled for 2021, on February 14, 2018 during the cabinet meeting. / AFP / Martin BUREAU

Alors que le gouvernement s’apprête à boucler sa réforme du Baccalauréat, qui prévoit d’instaurer des pré-requis à l’entrée de chaque filière, des présidents d’université s’alarment du niveau de français des étudiants en licence. Des journalistes ont pu consulter des copies et  constater la déficience avérée dans la maîtrise de la langue.

 

http://www.lemonde.fr/campus/article/2018/02/06/le-niveau-en-licence-un-debat-sensible_5252507_4401467.html?xtmc=niveau_licence&xtcr=2