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Compte personnel de formation : l’application mobile plébiscitée

Source : lhttps://www.capital.fr/economie-politique/compte-personnel-de-formation-lapplication-mobile-plebiscitee-1362369

Lancée le 21 novembre dernier, l’application a déjà été téléchargée 967.000 fois et 136.000 formations ont été acceptées dont les deux tiers par des ouvriers et des employés.

La « meilleure nouvelle » pour le ministère est que l’application a été utilisée à 56% par des gens de diplôme inférieur ou égal au Bac et à 67% par des ouvriers et employés qui se forment en entreprise deux fois moins que les cadres. « C’est une démocratisation de l’accès à la formation », estime-t-on alors que l’une des craintes était que l’appli reste élitiste.

En tête des 136.000 formations acceptées :

-le permis de conduire (14.000)

-le bilan de compétences (9.000)

-la création d’entreprise (5.000)

-les tests en anglais TOEIC (5.000)

-ou en informatique TOSA (4.000)

Le montant moyen pris sur le CPF est de 1.190 euros tandis que le reste à charge moyen pour l’individu est de 490 euros.

Depuis un an, le CPF n’est plus alimenté en heures mais en euros. Le compte est crédité de 500 euros par an (800 pour les salariés non qualifiés) dans la limite de 5.000 euros (8.000). Le prochain versement interviendra en avril pour 2019.

La région Rhône-Alpes Auvergne va tester le pilotage de l'action formation par Pôle Emploi

Parmi les régions sélectionnées (les Pays de la Loire, la Nouvelle-Aquitaine, le Centre-Val de Loire, la Normandie, les Hauts-de-France) Rhône-Alpes Auvergne va tester pendant 2 ans le pilotage de l’action de Pôle Emploi en matière de formation.

L’année dernière, Pôle Emploi Rhône-Alpes Auvergne indique avoir formé 80 000 personnes. 63 % d’entre elles ont eu directement accès à l’emploi après leur formation. Pour accroître ces taux de transformations, mais aussi permettre aux entreprises de recruter plus vite, l’opérateur vient de lancer, en partenariat avec le Medef, la CPME et U2p Auvergne Rhône-Alpes une plateforme qui permet de visualiser en quelques clics les demandeurs d’emploi en fin de formation ou qui ont été formés.

« Aide à la personne, digital, industrie », ce sont quelques-uns des domaines qui recrutent dans la Loire, indique Laurent Wauquiez. Et pour répondre à la demande, le président de la Région propose un contrat : « ce qu’on va proposer, c’est un système où on va tendre la main aux gens qui cherchent un emploi, mais en échange on va aussi leur demander un engagement […], la contrepartie c’est de dire « vous vous engagez à aller au bout de la formation et à prendre un emploi s’il vous est proposé ». 

L’apprentissage reste pour l’instant pilotée par l’Etat, ce que regrette le président de la région Rhône-Alpes Auvergne qui aurait souhaité voir plus encore élargi son champs de compétences en matière de formation.

Le métier d'aide-soignant(e) attire de moins en moins …

Source : Vie Publique

A l’heure où les hôpitaux tirent la sonnette d’alarme sur le manque de moyens humains et financiers, les écoles de formation au métier d’aide-soignant(e)s ne font plus le plein. La baisse amorcée en 2017, se poursuit en 2018 avec 26200 étudiants inscrits. Dans une même perspective, le nombre de candidats inscrits au concours d’entrée a chuté de 42% entre 2014 et 2018 mais le taux d’admis a augmenté si l’on compare 2018 (41%) et 2014 (24%).

Le nombre d’inscrits en formation d’aide-soignant est en baisse depuis 2017

Les élèves intégrant une école d’aides-soignants ont en moyenne 28 ans et 7 mois (contre 25 ans et 5 mois pour l’ensemble des étudiants en première année d’une formation de santé). La plupart suivent ce cursus dans le cadre d’une reconversion professionnelle ou d’un retour à l’emploi.

Les promotions d’élèves aides-soignant(e)s sont très féminisées : elles comptent 90% de femmes en 2017, contre 84% pour les autres formations de santé. Les nouveaux inscrits en formation ont majoritairement des parents ouvriers, employés ou n’ayant jamais travaillé.

Aucun diplôme n’est exigé pour accéder à cette formation. Cependant, 57% des étudiants ont pour diplôme le plus élevé, le baccalauréat ou un équivalent, et 9% un diplôme de l’enseignement supérieur. La scolarité dure un an et se déroule dans l’une des 484 écoles de France métropolitaine et d’outre-mer.

La formation d’aide-soignant(e) reste après celle d’infirmier la formation de santé la plus demandée.

"Bienveilleur"​, une nouvelle méthode anti-stress développée par Bouygues

Voilà un an que la méthode est testée dans le milieu du bâtiment où la culture du silence est forte et 300 personnes ont bénéficié du dispositif sur la région parisienne.

Ils sont 96, ouvriers, chefs de chantier, cadres sur des fonctions supports ou dirigeants avec pour mission d’aider les 5 300 salariés à gérer leur stress. Leur arme : l’écoute pour libérer la parole. Par téléphone, mail ou en face-à-face, ils accueillent les doléances des salariés qui pour l’essentiel sont venus s’épancher, verbaliser un problème. 

Le « Bienveilleur » a été choisi par les réseaux RH pour ses qualités humaines, son « état d’esprit positif et ouvert » notamment, parce qu’il inspire confiance à son équipe et est à « l’aise au contact d’expressions émotionnelles fortes ». Il a reçu une formation de deux jours sur les risques psychosociaux. 

Son action ne remplace pas celle du médecin du travail, de l’assistante sociale, du syndicaliste ou des RH mais s’inscrit plutôt en complémentarité et propose une approche innovante et moins formelle au sein de l’entreprise.

Le temps permettra de juger si d’autres entreprises s’emparent de l’idée.

L'application "La bonne compétence pro"​ permet de mettre en lien entreprises et demandeurs d'emploi.

Développé par Pôle Emploi Nouvelle-Aquitaine et le Médef régional, l’application permet aux entreprises de savoir si des demandeurs d’emploi sont en formation aux métiers dont elles ont besoin. Ce nouveau service est désormais déployé au niveau national pour rapprocher l’offre de la demande et faciliter les recrutements.

L’interface simple, intuitive et rapide permet de cibler une commune, un département ou une région pour un résultat automatiquement élargi aux deux mois avant et après la date choisie tout en précisant les délais. Pour 2020, quelques évolutions sont néanmoins dans les tuyaux dont la possibilité d’élargir le périmètre recherché à l’intercommunalité, au bassin d’emploi ou à un rayon de quelques kilomètres ainsi que la possibilité pour les entreprises de contacter directement le demandeur d’emploi en formation (aujourd’hui elles doivent passer par Pôle emploi ou le centre de formation).

Les premiers retours des 350 entreprises néo-aquitaines qui ont testé le service sont très positifs.« 89 % estiment que ça répond à leurs besoins sur le recrutement. On a d’ailleurs travaillé en collaboration avec les chefs d’entreprises pour coller au plus près à leurs attentes ».

Plus de 500 métiers sont disponibles couvrant tous les secteurs de l’économie même si les résultats dépendent mécaniquement de la géographie des centres de formation et du dynamisme de chaque territoire. Il suffit de tester l’outil pour vérifier que la réponse est souvent « aucun résultat ». « Dans ce cas, on propose à l’entreprise de nous signaler en quelques clics ce qu’elle cherche et cela nous permettra de faire remonter ses besoins pour adapter l’offre de formation et de préparation opérationnelle à l’emploi », souligne Frédéric Toubeau, Directeur régional de Pôle Emploi.

A partir du mois de janvier, 70.000 demandeurs d’emplois seront formés chaque année dans la région mais beaucoup de TPE et PME ne savent pas qui, quand, où, ni comment les contacter. Notre objectif est de leur donner accès en seulement trois clics aux demandeurs d’emplois formés à une compétence donnée, dans un lieu donné et à une date donnée », observe Dominique Bisson, délégué général du Medef Nouvelle-Aquitaine.

A quoi ressemblera le manager de 2030 ?

En 2030, 85% des métiers exercés en 2019 n’existeront plus. Plusieurs chercheurs se sont penchés sur la question et les résultats ont été publiés dans la revue Management & Avenir.

Il en ressort 4 dimensions essentielles :

  • la gestion des équipes et des personnes : Les entreprises qui auront le plus de succès en 2030 sont celles qui auront le mieux géré la nouvelle génération, leur permettant d’attirer les plus gros talents, et ce ne sera pas avec les plus beaux salaires, mais bien avec le plus bel équilibre vie privée – vie professionnelle ».
  • la gestion des processus de travail : Devenu coach en 2030, le manager devra déléguer les tâches traditionnellement associées au management (administratif, reporting, etc.). Il lui faudra posséder un large éventail de connaissances et de compétences transversales « lui permettant de saisir, du moins superficiellement, les enjeux des différents départements et activités associées ».
  • la gestion du changement : Le changement est parti pour durer et les compétences en gestion du changement seront essentielles pour pouvoir s’adapter à des changements d’équipe, de contenu, d’environnement …
  • la polyvalence : demain « les équipes de travail seront plus nombreuses, plus souples et temporaires et le manager devrait être capable de passer de l’un(e) à l’autre selon les besoins de l’organisation du travail ».

Le manger du futur devra « apprendre à gérer de manière flexible les frontières entre ses projets, ses équipes, ses compétences, et l’ensemble des éléments périphériques avec lesquels il devra travailler au quotidien ».

2020 : la date échéance pour réaliser le premier « entretien des six ans"​

C’était prévu dans la loi du 5 mars 2014 : l’entreprise devait être en mesure de justifier que chaque salarié ait bénéficié d’entretiens bisannuels et qu’il puisse cocher deux des trois cases suivantes : avoir suivi une formation, avoir reçu une certification ou une validation des acquis de l’expérience (VAE), et avoir eu une promotion ou une augmentation individuelle.

2020 sera donc une année de transition pour les entreprises qui à compter du 1er janvier 2021 devront organiser des entretiens professionnels bisannuels, l’entretien récapitulatif des six ans, et le suivi par le salarié d’une formation non obligatoire.

Le défi à relever est de taille, à savoir faire de ces entretiens et bilans professionnels un véritable levier de compétences pour les salariés et de compétitivité pour les entreprises.

VAE : la validation des blocs de compétences a t-elle de l'intérêt ?

La Loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel du 05/09/2018 prévoit l’expérimentation jusqu’au 31 décembre 2021 des actions de Validation des acquis de l’expérience (VAE) par l’acquisition d’un ou plusieurs blocs de compétences.

Le décret est paru le 28/11/2019 et vise à vérifier si la VAE par blocs de compétences pourrait représenter un levier pour l’accès au diplôme, notamment dans « un contexte de tensions entre la demande et l’offre d’emploi et de difficultés de recrutement pour certains employeurs ».

Quatre objectifs opérationnels :

1.   Identifier les besoins de main d’œuvre à partir de diagnostics territoriaux pour organiser le repérage de profils permettant de répondre à l’atteinte d’objectifs d’employabilité immédiate et de sécurisation de parcours professionnels,

2.   Evaluer l’attractivité de la VAE par bloc de compétences vs celle visant la totalité de la certification,

3.   Evaluer les facteurs de risques et les facteurs de réussite d’un point de vue pédagogique, organisationnel et budgétaire en cas de généralisation,

4.   Mettre en place un système d’amélioration continue à chaque étape du process.

CPF (Compte Personnel Formation) un démarrage prometteur mais …

L’application mobile a été lancée le 21 novembre et déjà 7000 prestataires et 300000 sessions de formations ont été enregistrées. Sur la base des 10 000 principaux organismes qui constituent la place de marché, nous pouvons donc considérer que 70 % de l’offre de formation est déjà disponible », a indiqué Michel Yahiel, directeur du CDC (caisse des dépôts et des consignations) qui précise que « d’ici à la fin du premier semestre, l’application prendra en charge la gestion des abondements provenant de Pôle emploi, des Conseils régionaux et de l’État ».

Le système a été pensé pour être plus égalitaire et permettre à tous d’accéder à la formation de manière simple et autonome. Néanmoins les premiers éléments disponibles permettent de constater que la plupart des demandes d’inscription concernent des formations de niveau bac + 2 / + 3. Les parcours des CAP ne décollent pas selon le directeur d’un organisme de formation. Pour la suite, deux points de vigilance doivent retenir l’attention :

la question du conseil : les publics vulnérables peuvent se sentir seuls face au vaste choix proposé par l’application et doivent pouvoir s’appuyer et être accompagnés par des acteurs spécialistes du conseil et de l’orientation pour faire des choix judicieux et pertinents pour leurs parcours professionnel.

la question du financement : les formations à distance qui se développent de plus en plus devraient contribuer à diminuer le coût de la formation dans son ensemble. Toutefois, l’écart entre droits acquis et coût réel des formations va inciter inévitablement à des financements individuels pour le « reste à charge » d’autant que les entreprises pour beaucoup considèrent le CPF comme un outil purement individuel qui ne les concernent pas.

L’appli CPF va continuer à évoluer dans ses fonctionnalités et les abondements devraient lui donner un second souffle.